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C’est à la lecture du guide Omnivore Food Book 2015 que j’ai pris connaissance de l’hôtel Areias Do Seixo situé au Portugal et surtout de son restaurant, dont le Chef est Leonardo Pereira, portugais ayant travaillé 5 ans au Noma qui a ensuite décidé de retourner sur ses terres pour travailler les produits « de chez lui ».

La critique était si dithyrambique que j’avais décidé d’y dîner en famille dans le cadre de mon prochain séjour « au pays ».

L’hôtel est situé dans une région (environ 45 kms au Nord de Lisbonne) que j’avouais ne pas du tout connaître avant de m’y rendre. La région est pratiquement déserte et l’hôtel semble être perdu au milieu d’une plage de sable. Un véritable havre de paix. Franchement mérité après la route de lacets: le calme il faut savoir aller le chercher!

L’architecture du lieu est franchement impressionnante, et la structure est à l’épreuve du vent, pouvant souffler très fort selon la saison. Sachez que l’hôtel est un eco-resort avec ses propres cultures.

La décoration est un vrai parti pris: un mélange de bric et de broc dans un décor purement industriel aux hauteurs sous plafond vertigineuses, on est clairement loin de sentiers battus voire même des tendances actuelles.

Avant de démarrer notre dîner nous avons pris un verre dans le lobby, vaste et confortable avec ses grands sofas. La lumière illumine l’espace, la baie vitrée couvrant toute la longueur.

Voici quelques photos du lieu que je suis parvenue à prendre avant et pendant le repas:

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Vue sur le Chef et la cuisine ouverte

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Le moment tant attendu arriva: l’arrivée du menu. Celui-ci change chaque jour, au gré des récoltes et des livraisons. Avantage à ce qui se pratique à Paris: on peut opter pour le menu dégustation…ou à la carte. On a choisi d’opter pour le second.

Nous étions les premiers attablés et avons pu profiter du démarrage du service avec des attentions du personnel de salle comme de cuisine d’une qualité qu’il est quasi impossible d’avoir à Paris. On a alors pu constater que le Chef est allé glaner les membres de son équipe à travers toute l’Europe: à part lui, je n’ai vu aucun portugais.

En guise d’introduction, le festival des amuse-bouches a commencé:

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Deux entrées de la carte du jour ont pu être dégustées:

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Poulet confit, betterave blanche, fleur de Sureau
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Pois, petits oignons, moules

Avant de nous servir le plat, on nous a « fait patienter » avec une délicieuse asperge blanche dans sa sauce blanche.

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Frais, digeste, impeccable et judicieusement pensé.

Côté plats on a pu goûter le plat de viande et de poisson:

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Turbot, fenouil braisé, courgette
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Agneau, oignons nouveaux, coriandre

Le poisson était peut être ce qui avait le moins de saveurs. Comparé à tout ce que nous avions pu observer avant c’était presque « banal ». Dommage.

La viande elle était succulente. La présentation juste, je m’en léchais les babines et en bouche c’était aussi bon que beau.

Et finalement on s’est laissés aller à demander une assiette de fromages (à partager à 2 nous disent-ils). En fait ils ne s’y attendaient pas du coup on a eu un peu d’attente pour que les fromages « prennent la température ambiante » et sans même que l’on demande quoi que ce soit on nous a amené une petite douceur pour patienter.

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A l’arrivée du plateau les larmes m’en coulaient: c’était Byzance! On a osé croire qu’on ne finirait jamais, que nenni! On a tout mangé jusqu’à la dernière croûte!

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Mon mari le gourmand avait lui encore de la place – et je me demande comment – pour boucler le repas avec un dessert:

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Banane caramélisée, noisette salée, Rue des jardins (plante)

Toute la cuisine semble tournée autour des fleurs, ce n’est pas sans rappeler le mouvement qu’avait alors lancé le Chef Marc Veyrat dans son restaurant à Annecy. C’était plutôt nouveau pour moi, car à Paris j’ai toujours eu l’impression que les fleurs dans l’assiette étaient plutôt là pour magnifier le plat que pour apporter une réelle valeur ajoutée gustative; ce qui est parfaitement maîtrisé ici.

Que dire de cette expérience foodesque? Certainement la plus belle de l’année; j’ai découvert un lieu, une région, et surtout un Chef qui mérite toutes les attentions. Sans surprise, l’hôtel comme le restaurant semblent connaître un franc succès.

Côté prix on en eu, à 4 avec entrée, plat, fromage et un dessert et le vin pour…68€ par personne! Le meilleur rapport qualité prix que j’ai pu trouver jusqu’ici.

Fermez les yeux, cliquez sur « Réserver » et laissez vous guider, vous ne le regretterez pas.

L’Adresse

Allez directement sur le site de l’hôtel, franchement bien fait.

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Si vous venez régulièrement sur ce blog, vous avez pu constater que cette dernière année le blog a vécu par à coups. Il y a eu des vagues de publications, suivies de silences radio.

Il faut dire que depuis Juillet 2014 j’ai vécu en 13 mois ce que certains mettent 10 ans à accomplir.

Comme je l’avais mentionné dans le cadre du récit de mon séjour New Yorkais de l’année dernière, je suis rentrée fiancée, et avec donc un mariage à organiser. Histoire de compliquer les choses nous avons choisi de faire cela au Portugal, près de la maison de mes parents.

Quelques jours plus tard j’apprenais que j’étais enceinte. On a alors décidé de chercher plus grand et devenir propriétaires par la même occasion. Ayant du faire des concessions on a eu ensuite 6 mois de travaux. J’ai donc passé mon dernier trimestre de grossesse et les 3 premiers mois avec mon BB seule 6 jours sur 7.

En parallèle de cela nous devions organiser le mariage et depuis la France c’était un peu compliqué, nous y sommes donc allés 2 fois dont une avec un BB de 2 mois pour finaliser les préparatifs.

Cette année de folie a pris fin le samedi 8 août 2015, jour de notre mariage à la Cathédrale de Santarém.

Aujourd’hui on commence à atterrir, il faut dire épuisés de tous ces projets.

Quant à notre lune de miel nous allons prendre le temps de l’organiser pour la faire en avril 2017 avec pour objectif de faire un Asian Food Trip avec un stop à Seoul/Tokyo/Taipei/Hong Kong/Macao.

Je vais reprendre les publications mais certaines ne seront jamais publiées ici mes visites étant maintenant trop anciennes…

@ très vite,
Food Investigatrice

 

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Quel nom jovial n’est-il pas? Car oui, on est « happy » en sortant de Happy Nouilles, véritable troquet où déguster de succulents bouillons de nouilles (mais pas que).

Et parce que sur ce blog on ne parle pas que des adresses en vogue, laissez-moi vous partager cette petite pépite!

L’adresse est d’autant plus appréciable en hiver mais il est aisé de trouver une occasion de s’y rendre, le lieu étant situé à quelques pas de Beaubourg.

Ne vous attendez pas à un « restaurant », ici on mange vite et bien et surtout sans chichis car ça dépote niveau service!

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser la carte est assez vaste même si tout tourne autour des nouilles servies dans leur bouillon. Que vous soyez amateur d’épices ou de plus de douceur en bouche difficile de ne pas trouver votre bonheur.

Cela fait maintenant quelques années que je me rends à cette adresse dont sa forme comme les prix restent inchangés.

Sans surprise on y propose des raviolis, idéal pour commencer le repas même si on ne s’étalera pas sur les qualités gustatives de ceux-ci.

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Les recettes de nouilles sont assez variées, ça y va des nouilles classiques sautées aux lamen, les fameux ramen japonais sous sa forme chinoise, servis dans un bouillon de porc mijoté.

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Tranches de boeuf aux lamens (6€90)

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Sachez également que les plats sont très copieux, pour 10€ max vous aurez l’estomac bien rempli. Le lieu se targue de servir des nouilles fraîches confectionnées à la demande; difficile de confirmer sans être allée en cuisine en tout cas cela ne reste pas sur l’estomac ce qui laisse à présager une certaine fraîcheur des produits et des préparations.

Si toutefois vous préférez rester classique, d’autres spécialités chinoises y sont servies comme le boeuf aux champignons noirs et les crevettes à la sauce piquante.

Enfin, on ne s’attardera pas sur la qualité du service, rapide et efficace mais sans le sourire. Paiement à la caisse.

Bon appétit!

L’Adresse

95 rue Beaubourg, 75003 Paris
+331 44 59 31 22

 

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Impossible de passer à côté de la tornade East Mamma. Ouverte au printemps, l’adresse a récemment accouché d’un petit frère du nom de Ober Mamma (pour le quartier d’Oberkampf) dont la carte serait sensiblement différente. Les deux adresses, tenues par le nouveau groupe Big Mamma, cartonnent et je n’ai aucun doute que si le concept se rode les adresses vont se multiplier.

Comme son nom le laisse à penser, il s’agit d’un resto italien. Attention, on ne parle pas d’une gargote où déguster des pâtes du jour suivie d’une panna cotta maison, non là on a à faire à un vrai mastodonte. Le lieu déjà: tout simplement gigantesque (bon, pour Paris), il doit y avoir dans les 100 couverts. Marbre, cuivre, lampe indus, on a mis le paquet sur la déco. C’est d’autant plus surprenant car l’adresse se targue de ne servir et de se fournir qu’à partir de produits 100% italiens dont chaque fournisseur a été trié sur le volet. Je ne vous laisse pas imaginer les millions d’euros levés pour un tel concept. De ce que j’en sais, 2 jeunes fraîchement sortis d’école de commerce seraient à l’origine du concept, pour les financiers là c’est moins clair.

Alors, amour de la bouffe ou du fric? Food Investigatrice a mené l’enquête!

Pour commencer, on part sur un fonctionnement qui cartonne dans le monde entier: pas de réservation donc à moins d’arriver avant 12h30 et 19h30 inutile de vous dire qu’il vous faudra compter de l’attente plus ou moins longue selon le jour de la semaine.

L’accueil est plutôt mixte, cela va du serveur barbu et tatoué au brun moustachu bedonnant qui vous donnera de la « signora ». La qualité du service elle n’est pas fantastique, on change de serveur toutes les 5 minutes, un verre est renversé et c’est à peine si on a le droit à des excuses: franchement limite. Soulignons néanmoins que j’y suis allée avec ma poussette (déjeuner en semaine) et on ne m’a pas fait les gros yeux, certes ce serait scandaleux mais normal pour un établissement parisien.

Côté confort l’espace étant assez grand on a de la chance de ne pas manger les uns sur les autres quand bien même l’espace a été maximisé.

La carte: sans surprise, elle est pleine de promesses. Pour commencer vous pouvez opter pour des assiettes de fromages et charcuterie. Idéal à partager à plusieurs. Y étant allée 2 fois j’ai pu goûter pas mal de choses que voici:

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Jambon culatello (+2€). La partie la plus noble du jambon – divin!
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Mortadelle à la pistache

Honnêtement c’est un sans faute, les produits sont d’une très bonne qualité. Pas d’esbroufe dans la présentation, tout repose sur le produit comme c’est à la mode. Côté prix c’est 7€ l’assiette, 13€ si 2 et 26 si 4. Rapport qualité-prix très honnête.

Pour la suite vous pourrez choisir parmi des bruschettas, pizzas, pâtes ou encore salades (wtf?). Inutile de préciser lequel fut mon choix.

J’ai donc goûté 2 pizzas (14€ chacune):

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Pizza « Hot »: saucisse piquante, courgettes, mozza, stracciatella, oignons confits
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Pizza « Fresh »: buffala fraîche, basilic, parmesan, tomates cerises

Elles arrivent sur une grande planche, dépassant allègrement sur les bords. La pâte ressemble à de la pâte à pain mais très fine. Toujours est-il qu’elle s’avère un tantinet trop rassasiante, difficile d’en venir seul à bout si vous optez pour un antipasto.

La pizza « Fresh » contenait certes de bons produits mais le tout manquait de peps. La lourdeur de la pâte versus la légèreté des ingrédients ne se sont pas parvenus à atteindre un parfait équilibre.

Par contre la « Hot » m’a franchement plue. Le petit piquant de la saucisse, le fondant de la sauce tomate et le croquant du carpaccio de courgettes explosent en bouche. Parfait!

Au final, difficile de classer cette adresse comme un resto italien que j’ai tendance à identifier comme des cantines d’une vingtaine de couverts et où la carte tient sur une petite ardoise. Lieu hybride, East Mamma connait un franc succès notamment grâce à une stratégie marketing méchamment bien huilée.

Faut-il y aller? Allez, oui pour se la raconter et manger un bon bout à l’occasion!

L’Adresse

133 rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011 Paris

+331 43 41 32 15

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Contrairement à ce que son nom le laisse le supposer, le Café Trama est un bistrot plutôt bon chic bon genre situé sur la Rive Gauche. Il est notamment connu pour son Croque Monsieur maison, qui serait un des meilleurs de Paris.

Cela faisait un très long moment que j’avais envie de tester cette adresse et d’aller goûter de mon propre palais ce fameux Croque.

Pour en être, mieux vaut réserver sa table quelques jours à l’avance car le lieu affiche complet même le soir en semaine. La clientèle ressemble au quartier: pas des plus jeunes et ici c’est plutôt polo et blazer que barbe et bonnet. Pour autant l’ambiance n’est pas lourde, juste surannée.

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La carte varie au gré des saisons (mieux vaut d’ailleurs éviter les adresses qui ne le font pas) et propose également un plat du jour. A noter que notre visite date d’avant l’été.

Les Entrées nous ont fait saliver sur le papier, on s’est donc laissés tenter.

Pour moi, le Gravelax de bonite, Radis daïkon, Sauce tosazu à 10€.

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Pour monsieur, le Poulpe, Pommes de terre, Combava, Piquillos à 9€.

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Cela démarrait fort avec ces assiettes, pleines de saveurs et justement équilibrées. La bonite, tout comme le poulpe sont des aliments plutôt « forts » qu’il faut savoir associer avec de bons ingrédients tant pour faire balancer le goût que pour dissocier les textures. Très très bon comme dirait notre cher M Gaudry :)

Pour la suite monsieur a opté pour le plat du jour qui était une Joue de boeuf aux légumes d’hiver.

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Un plat de popote on pourrait croire mais savoir mijoter la viande pour qu’elle soit suffisamment tendre et fondante et maîtriser  les assaisonnements reste un talent de cuisinier hautement applaudi ici.

Quant à moi j’ai donc opté pour LE Croque « Poujauran » (du nom du boulanger fournisseur) au sel de truffe à 15€.

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Alors alors…Déjà je dirais que je n’ai pas compris les chips. On est déjà en train de manger du pain, servir des chips en accompagnement d’un croque-monsieur c’est comme huiler de l’huile. Juste de la salade cela m’aurait aussi bien été. Nota pour plus tard: toujours demander l’accompagnement si ce n’est pas mentionné. Quant au Croque en soit il est bon oui, mais je n’ai pas eu d’étincelle. Pourtant tout y était: produits fameux, cuisson parfaite. En fait le bas blesse justement sur les ingrédients: il n’y en a pas assez, du coup c’est un peu « sec », comme si on avait voulu radiner. Pour moi le meilleur reste celui du Siffleur de ballons, je traverserais la ville rien que pour lui!

Quant au service il est très correct et professionnel pour autant chaleureux. Aussi, le serveur ne vous tutoiera pas ici 😉

En conclusion, le Café Trama est un très bel endroit branché-chic servant une très jolie cuisine et même si je ne m’aligne pas sur les éloges du Croque, le reste est d’autant meilleur.

L’Adresse

83 rue du Cherche-Midi, 75006 Paris
+331 45 48 33 71

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On les connait ces adresses, présentes dans les guides touristiques de toutes les langues où l’attente est parfois longue pour pouvoir dire « je l’ai fait ». L’As du Fallafel doit être dans le Top 5 parisien. Situé près de la rue des rosiers, on reconnait très facilement le spot à la queue toujours interminable qui le précède.

Les adresses à touristes, je m’en méfie toujours. C’est souvent cher pour ce que c’est et pour débiter du volume la qualité des produits est rarement au rendez-vous. Autant dire que l’As du fallafel ne déroge pas à la règle. Comme son nom l’indique, l’adresse est connue pour ses sandwichs au fallafel dont elle a fait son étendard ainsi que sa cuisine Israélienne. Moi c’est surtout le sandwich shawarma ou kebab qui me tente. Finalement un jour, j’ai sauté le pas et je suis allée voir de quoi il en retourne.

Arrivés tôt on a préféré manger sur place (pour éviter de s’en mettre partout – grand bien nous a pris). Le lieu mise tout sur sa notoriété, côté déco ne vous attendez absolument pas à un lieu tendance. Ici c’est chaises et nappes en plastiques. Côté service ça débite à fond la caisse et ça court partout, bon courage pour aller aux toilettes sans vous faire bousculer.

On a d’abord voulu goûter le houmous aux champignons qui s’est avéré gras, d’une taille monstre, peu digeste et avec franchement peu de saveur. Echec.

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Pour la suite on a pris un sandwich shawarma à l’agneau et un au foie de poulet grillé.

Quand ça arrive, ça baigne littéralement dans la sauce et c’est d’une taille incommensurable. Arrivé à la moitié on cale complètement tant c’est lourd en bouche. Echec bis.

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Inutile de dire que je ne garde franchement pas un bon souvenir de ce repas. J’en connais qui vont me dire « tu l’as un peu cherché quand même », certes mais parfois derrière ce genre d’adresses peuvent se cacher de bonnes surprises aussi. Bon ben là non, clairement.

Cependant, il suffit de marcher quelques mètres pour trouver cette fois-ci une vraie adresse aux doux parfums d’Israël: Miznon. Plus chère il faut dire mais aux proportions plus adaptées aux modes de vie actuels et avec des saveurs qui sauront cette fois-ci vous transporter.

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34 rue des Rosiers, 75004 Paris
(vu comme ils sont débordés, même pas la peine d’essayer d’appeler)

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En français cela signifie mot pour mot « les gens et les moineaux »: pas très sexy n’est-ce pas? Derrière ce nom anglophone se cache néanmoins une vraie pépite. Ouvert du matin jusqu’au goûter, on y déguste des cookies, des cakes pour la partie sucrée et des sandwichs, bagels ou encore salades pour la partie salée.

Le lieu a reçu l’année dernière le prix « Adidas Street Food » en partenariat avec le Fooding et je dois avouer que je partage l’engouement sans hésiter.

A l’heure où une cantine à sandwichs/bagels/cakes ouvre chaque semaine on a parfois l’impression que toutes les adresses se ressemblent et que le manque de personnalité crie à corps perdu. Ce n’est pas le cas chez Folks and Sparrows.

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Déjà le lieu, où on se croirait dans un coffee shop neo-hippie de l’Arkansas et où rode le patron, reconnaissable à sa grande barbe et ses multiples tatouages. A le voir on imagine un homme qui a fait 4 fois le tour du Monde en sac à dos.

Le personnel est plutôt anglophone, comme l’est l’essentiel de la clientèle il faut dire.

Ce qui m’a amenée à traîner mes guêtres à cette adresse c’est la promesse d’un sandwich au jambon Prince de Paris, indisponible pour les particuliers. J’en rêvais les yeux ouverts.

A déjeuner, j’ai opté pour le sandwich Prince de Paris donc et une boisson pour 9€90. Pas donné donné il faut dire. Est-ce que ça les vaut?

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Pour commencer il faut dire qu’il est difficile de rester insensible au packaging: la petite note florale autour de l’emballage kraft est d’une charmante délicatesse.

La taille semble correcte, à voir ensuite en fonction de la garniture. Et elle est justement proportionnée dans un pain délicieusement croquant. Mais elle contient quoi cette garniture justement? Que de bonnes choses: jambon Prince de Paris donc, moutarde de violette, pickles et comté affiné.

Un sandwich presque haute couture on pourrait dire, qui vaut très largement le déplacement. Au-delà de cela, vous y trouverez un petit coin épicerie avec conserves portugaises et autres produits comme confitures ou miel.

Folks and Sparrows: une adresse #coupdecoeur amplement validée!

l’Adresse

14 rue Saint-Sebastien, 75011 Paris
09 81 45 90 99

 

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A Noste, c’est LA table qui a excité tous les foodistas parisiens lors de son ouverture en septembre l’an dernier. Aux commandes, Julien Duboué, ex-candidat Top Chef.

Le concept du lieu est simplissime: ouvert 7/7, on y sert des petites assiettes à l’ambiance très Sud-Ouest. Pas de réservation alors on vient tôt ou on patiente. Que l’on soit 2, 4 ou 6, le lieu s’y prête et c’est assez rare à Paris pour le mentionner.

Si on veut plus de chic et qu’on est viandards, direction l’étage à « La Table », cette fois-ci sur réservation où, pour une soixantaine d’€ on sera servis de la viande à volonté. Formule non testée mais j’en ai entendu beaucoup de bien.

Cependant l’espace tapas j’y suis allée, à 2 reprises. Et laissez-moi vous dire que je reste sceptique.

Alors oui, la carte répond aux attentes. Du canard, du jambon, des rillettes: tous les gros clichés de la cuisine du Sud-Ouest sont là. Jusqu’à la vaisselle ringarde qui l’accompagne. Pourtant les intitulés donnent à rêver: « la danse du canard », « pressé de cochon de pays »…mais niveau goût ça ne casse pas trois pattes à un canard pour rester sur le jeu de mots. Le tout manque de saveurs et de peps. Pous vous dire, j’y suis même retournée une deuxième fois en me disant « bon, si tout le monde adore j’ai du rater quelque chose ». Mais non. D’ailleurs mes 2 acolytes masculins de la soirée sont sortis avec le même constat: « mouais, c’est bon. c’est cool quoi ».

Voici quelques images de ce que nous avions goûté – à noter que la carte change au gré des saisons:

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Jambon blanc du pays basque cuit à l’os
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Tartare de magret aux huitres et aux truffes
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Rillettes de sardines au piment d’Espelette et ses petits croutons
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Crème d’artichaut aux truffes

Si on travaille dans le coin, en sortie de bureau c’est néanmoins une très bonne option. Au-delà, non. Les prix restent doux cependant, compter -de 25€ par personne pour une bonne faim avec un verre de vin.

Notre avis n’est pas celui de tous car l’adresse cartonne tellement qu’une antenne à emporter (même carte) a ouvert en face sous le nom de ‘A Mia’.

Ca reste un spot cool entre potes comme on dit. Point.

L’Adresse

6 bis rue du 4 septembre, 75002 Paris
+331 47 03 91 91

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Mezz, c’est une adresse street food qui « revisite la tradition des mezzés ». Mais c’est quoi un mezzé? Déjà, cela vient du persan mazze qui signifie saveur. C’est un type de plats qu’on retrouve dans la région du Levant (Turquie, Liban…) mais aussi, plus près de chez nous, en Grèce. Ce sont des plats à partager que l’on mange avec le fameux pain pita, qui seul n’a aucun goût – de mon avis personnel.

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Le lieu est plutôt jeune et branché, on apprécie la luminosité et la vue sur le Canal Saint-Martin. Pour s’installer c’est uniquement sur des tabourets donc compliqué si vous voulez venir avec une poussette. Là c’est la jeune maman qui parle :)

D’où le nom de Mezz donc. L’adresse est surtout connue pour ses boulettes et ses sandwichs au pain pita mais déjeunant sur place on a opté pour la formule mezzés à partager.

Voici tout ce que nous avions pris:

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– Houmous fever (purée de pois chiches, tahini, cumin)
– Sunny babaganoush (caviar d’aubergines, yaourt grec, tahini, graines de grenade)
– Kalamata jane (pousses d’épinards, salade mesclun, tomates cerise, olives de Kalamata, feta AOP)
– Keftés bombastic (boulettes de boeuf haché sur place, herbes fraîches, épices)
– Feta yum yum (triangles de pâte filo cuits au four, feta AOP, ricotta, herbes)
– BB falafels (mini sandwichs pita falafels, crudités, sauce tahini)

-> en somme, nous avons goûté l’intégralité de la carte des mezzés sauf le tzatziki.

Ce n’était franchement pas mauvais et très frais. J’ai aussi apprécié de sortir de là l’estomac léger et non chargée de graisses comme c’est souvent le cas après un repas aux mezzés. Après, ça manque un peu de peps je dirais mais je pense que c’est la volonté du lieu afin de séduire le plus grand nombre. Et c’est ce qu’on peut regretter dans les établissements de « cuisines du Monde »: à trop vouloir séduire tout le monde on en perd le but original.

M’enfin, je reste d’avis que c’est un très bon spot si vous êtes dans le coin et manger sur le pouce sans vous ruiner.

L’Adresse

53 quai de Valmy, 75010 Paris
+339 67 37 00 62

 

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A 2 pas de Bastille, cette adresse a ouvert très discrètement en 2014. C’est en me promenant dans le quartier que j’en avais pris connaissance. J’ai décidé d’en découvrir davantage à l’occasion d’un déjeuner en semaine.

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En guise d’entrée j’ai bien apprécié l’agencement et la décoration de l’espace où fleurissent ci et là des photos, des suspensions à la connotation franchement portugaise, le tout dans la modernité sans basculer dans le cliché.

Au déjeuner, une formule où l’on choisit son entrée/plat sur une ardoise. Peu de choix mais c’est ce qui devrait permettre une certaine réactivité en cuisine. Aussi vu la taille de celle-ci – ouverte au fond de la salle – mieux vaut avoir préparé au préalable pour finalement n’avoir qu’à dresser à la commande.

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Pour commencer j’ai pris les inévitables bolinhos de bacalhau soit les beignets de morue. Au milieu de ceux-ci, un peu de verdure pour la touche fraîcheur et francisante car au Portugal on ne sert jamais de la salade avec.

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En plat j’ai opté pour le poisson, soit le dos de cabillaud et riz. A l’arrivée ce celui-ci j’étais assez surprise tant la présentation ne ressemblait en rien à la cuisine traditionnelle portugaise. Je n’ai pas non plus retrouvé les saveurs de là-bas. Aussi, bien que j’aie patienté une bonne quinzaine de minutes pour voir arriver le plat, le riz était tout juste tiède. Le tout était toutefois plutôt bon et la cuisson du poisson bien maîtrisée.

Le service n’était pas forcément professionnel, m’est avis que cela devient compliqué en cas de salle comble.

En conclusion, une bien jolie adresse mais avec quelques bémols notables: longue attente au déjeuner, saveurs un peu trop éloignées de la cuisine portugaise et une température des plats non maîtrisée.

Faut-il y aller? Si vous êtes dans le coin oui car difficile d’y trouver de bonnes adresses – ou elles sont prises d’assaut – sinon épargnez-vous le trajet.

L’Adresse

2 rue des Taillandiers, 75011 Paris
+33966835020

 

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